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La Culture en Clandestin

La culture en clandestin 

(Photo : Rabin le Rolic)

Le patrimoine en France c’est à peu pres 20% de sites visitables et 80% laissés totalement à l’abandon. (chiffres discutables)

Pourquoi? Parce-que l’État n’a pas le budget nécessaire pour retaper et faire visiter tout les sites d’intérêt de France.

Ce qui peut se concevoir.

Alors il y a des associations qui prennent le relais là où l’État n’est pas en mesure d’œuvrer.

Mais c’est un risque, car certaines associations font du profit, ou même s’accaparent certains endroits.

Par exemple un ouvrage abandonné, ouvert aux quatre vents sera visitable par tous. 

C’est le concept de musée ouvert “le visiteur est responsable de l’endroit”.

Mais si une association “récupère” cet ouvrage, il y a un risque de voir des cadenas fermer les portes. 

Et ce qui était accessible à tous avant, deviendra accessible en faisant la queue 1h00 aux journées du patrimoine, où la visite sera expédiée, et bien entendu moyennant finances... C'est qu'il faut bien payer le beaujolais de la soirée beaujolais nouveau de l'asso ... ET comment vont ils payer les mini viennoiseries de leur AG ?

Chasse gardée !
(source perso)

Certains choisissent la clandestinité : Je prends comme exemple ce que l’UX a pu faire à Paris au travers de ses chantiers. Les Untergunther et de la Mexicaine de Perforation : restauration clandestine de l’horloge du Panthéon, organisation de pièces théâtrales clandestines et nocturnes au Panthéon, création du salle de cinéma clandestine sous le Trocadéro …

La notion de “abandonnée” (comprendre sans propriétaire) n’existe pas en France, vous êtes systématiquement chez quelqu’un ou quelque-chose (une asso par exemple, ou encore la ville, ou chez M. Martin).Mais il n’y a pas qu’à Paris que la culture et le patrimoine se vivent en clandestin.

Au Havre c’est pareil, les blockhaus du cap de la Hève ne sont pas protégés, pas de portes, pas de cadenas … et pourtant c’est la propriété du conservatoire du littoral.

Alors comment faire pour sauvegarder ce qui nous reste ?

Allons nous rester passif et attendre que l’Etat ou les divers propriétaires s’en chargent?

Je pense qu’avant de s’attaquer au patrimoine, l’Etat a beaucoup d’autres problèmes à régler, et qui sont plus urgent.

Souterrain muré à Harfleur

(Photo : Clément K.)

Alors que faire ?

Je n’ai pas la réponse à cette question, et je serais curieux d’avoir votre avis.

Certains visitent en toute discretion nos monuments, il n’y laissent aucunes traces de leur passage. 

D’autres par contre n’ont pas cette notion du patrimoine et écrivent leur identité sur tout les murs qu’ils peuvent trouver.

Si je ne peux pas encourager à pratiquer la culture en clandestin, je ne peux que saluer l’effort de certains qui, accomplissent, réalisent de sacrées belles prouesses.

Il y a ceux qui apportent, et ceux qui prennent.

Galerie de fresques
(Photo : perso)

“FC” signifie Frotte Connard
(Photo : perso)

“le Havre Secret” c’est un peu une façon de partager notre histoire. 

Enrichir nos bibliothèques, nos albums photos, pour faire vivre ce patrimoine en danger.

Car depuis un an et quelques, j’ai fait le triste constat du stade de décomposition avancée de nos monuments oubliés.

Il est urgent de documenter notre ville.

de communiquer sur ce qui est encore là … pour le moment.

Il y a des monuments que j’ai connus en 2007 et qui, dix ans plus tard, n’existent que dans la mémoire de ceux qui ont connu Le Havre avant la rocade Nord.

Voici donc une pensée que je voulais partager avec vous.

Pour ma part je fais toujours des demandes aux association et/ou aux propriétaires.

Et certains vous offrent même le café voir un bouquin sur le sujet.

L'USST488 au Havre
(source : perso)

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